Ciné-CLEP : La Huitième Femme de Barbe-Bleue

Mercredi 3 avril 2019 à 20h15

Bibliothèque Saint-Corneille, salle Michèle Le Chatelier

Entrée Gratuite

Réalisateur

Ernst Lubitsch (Bluebeard’s Eighth Wife, USA, 1938)

Musique

Friedrich Hollaender

Acteurs

Claudette Colbert Nicole de Loiselle
Gary Cooper Michael Brandon
Edward Everett Horton le marquis de Loiselle
David Niven Albert de Régnier
Elizabeth Patterson Edwige
Herman Bing Pépinard
Warren Hymer Kid Mulligan
Lionel Pape Potin

Synopsis

C’est en souhaitant acquérir une veste de pyjama que Michael Brandon, un jeune milliardaire séjournant sur la Côte d’Azur, fait la connaissance de Nicole de Loiselle, la ravissante fille d’un noble désargenté. Les relations des deux jeunes gens commencent mal. Lui achète la veste, elle, le pantalon du pyjama. Mauvais présage qui ne décourage pas Michael dans ses tentatives de séduction. Nicole résiste tout d’abord, avant d’accepter d’épouser son riche prétendant, sur les conseils de son père. Apprenant peu de temps après la noce que Michael a déjà été marié à sept reprises, elle décide de se garantir financièrement contre lui…

Critique

Aurélien Ferenczi (Télérama)

En achetant un pyjama sur la Côte d’Azur, Michael Brandon, milliardaire américain, fait la connaissance de Nicole de Loiselle, aristocrate française désargentée. Ils se marient, mais la jeune femme découvre qu’elle est sa huitième épouse…

Le célèbre épisode du pyjama dont Gary Cooper ne prétend acheter que la veste – ce qui lui vaut d’être traité de communiste ! – est devenu le symbole de la « Lubitsch touch ». Le cinéaste aborde avec légèreté des thèmes censés choquer l’Amérique puritaine. Le code Hays a bien interdit la représentation à l’écran du lit conjugal (d’où l’abondance de lits jumeaux dans la comédie américaine). Comment admettre alors qu’homme et femme partagent un vêtement de nuit ? Chez Lubitsch, le graveleux est là, tout près, masqué par la flamboyance du marivaudage… Ici, Gary Cooper et Claudette Colbert vont épuiser les figures du duo amoureux. La mise en scène de Lubitsch suit ce catalogue exhaustif de positions amoureuses (positions de l’âme, évidemment) avec une invention sans cesse renouvelée : de la French Riviera aux intérieurs gigantesques et luxueux, l’espace se plie aux caprices du cinéaste, devient le symbole des intermittences du coeur. Un pur joyau, intégralement hilarant !

 

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Post Author: Michel Fumagalli