Ciné CLEP : IMMORTEL (AD VITAM)

En parallèle à l’exposition Enki Bilal (Espace Jean Legendre)

www.http://www.theatresdecompiegne.com/page-exposition-2022-2023

Vendredi 20 janvier 2023 à 20h15

Bibliothèque Saint Corneille – Compiègne

Entrée gratuite

Séance animée par Antoine Torrens

Film français (2002). Animation, Science fiction.
Durée : Date de sortie française : 14 Mars 2004
Réalisateur : Enki Bilal d’après son oeuvre
Interprètes : Linda Hardy (Jill Bioskop), Charlotte Rampling (Elma), Thomas Kretschmann (Nikopol), Thomas M. Pollard (Horus d’Hiéraknopolis), Yann Collette (Froebe), Frédéric Pierrot (John), Jean-Louis Trintignant (Jack turner), Corinne Jaber (Lily Liang), Joe Sheridan (Kyle Allgood)
Production : Téléma Productions, France, TF1 Films Production, France
Distribution : UFD, France

L’histoire :

New York 2095.
Une pyramide flottante au-dessus de Manhattan…
Une population de mutants, d’extraterrestres, d’humains, réels ou synthétiques…
Une campagne électorale.
Un serial killer boulimique qui cherche un corps sain et un dieu à tête de faucon qui n’a que sept jours pour préserver son immortalité.
Un pénitencier géostationnaire qui perd un dissident subversif congelé depuis trente ans et une jeune femme sans origine connue, aux cheveux et aux larmes bleus…
Trois noms : Horus, Nikopol, Jill…
Trois êtres aux destins convergents où tout est truqué : les voix, les corps, les souvenirs.
Tout, sauf l’amour qui surgit comme une délivrance.

Pour son troisième film Enki Bilal fait une adaptation de sa trilogie Nikopol appuyé par le producteur Charles Gassot. Le point fort du film c’est bien sûr le visuel : décor, maquillage, costumes, lumières, accessoires.
Ne vous attendez pas à voir une adaptation directe et fidèle de la bande dessinée car Enki Bilal qui aime les anachronismes a préféré s’en servir de matériaux de départ pour créer une nouvelle version de sa vision de la trilogie Nikopol.

Les personnages

Pour ce film, Enki Bilal a fait le choix d’utiliser des personnages en trois dimensions ce qui abouti à un film où on ne compte que trois personnages représentés par des humains. Il faut dire que par moment ces personnages virtuels manquent de naturels à l’instar de ceux du film Final Fantasy. On pourrait même y trouver une certaine incohérence artistique. En effet que les dieux égyptiens perchés dans leur pyramides soient en3D stylisée est plutôt intéressant puisqu’ils sont ainsi clairement différenciés des personnages humains et extra-terrestres. Mais ensuite, tous ces personnages en 3d font perdre un peu de cet intérêt. D’autant que la présence humaine dans ce film très visuel et graphique aurait permis de rendre moins artificielles certaines parties du film.

Lors d’une rencontre à la fnac Bordeaux, Enki Bilal a expliqué qu’il avait choisi d’utiliser autant de personnages 3D afin de renforcer le côté hybride du film et des personnages. Dans cette société, tout les personnages peuvent être mutants ou venir d’ailleurs. Donc, pour lui il n’y a pas d’incohérence et il est satisfait par les choix qui ont été fais sur le style des personnages

Un univers Bigarré

Le film baigne dans un New York réparti sur trois niveaux au sein desquels se répartissent les humains et les non-humains car ce monde est peuplé de mutants et humanoïdes en tout genre. Cette grande variété de la faune est aussi le prétexte à la manifestation de comportements étonnants. Requin marteau mutant qui se déplace dans la plomberie, petits personnages mous et translucides qui proposent du savon ou un pistolet (c’est au choix selon ce qu’on veut nettoyer) et émettant des sons incompréhensibles avec une petite voix.

Critique de la société

Le film est l’occasion de critiquer la société de consommation moderne avec ses grands groupes internationaux contrôlant des technologies de pointes. Eugenics est une société fictionnelle de Immortel qui manipule les gênes et que l’on sent capable des pires choses ; elle va jusqu’à tuer des policiers pour préserver ses intérêts. Pour Enki Bilal que le monde médical fascine, c’est l’occasion de pointer du doigt certaines grandes tendances de notre société qui fait la promotion du non-vieillissement et cherche à prolonger la vie.

Verdict

Si vous n’êtes pas du genre frileux, c’est un film atypique qui mélange allégrement différentes techniques visuelles (cinéma traditionnel, images de synthèse, compositing pour mélanger toutes les différentes sources sans parler du magnifique travail fourni par les équipes de Duran qui est une société française tout de même et pas des moindres). Linda Hardy s’en sort plutôt bien et le film bénéficie de la présence de Charlotte Rampling ainsi que d’un personnage de synthèse manipulé par Jean-louis Trintignat. Comme ce film est une première dans le cinéma européen on peut saluer sa venue et le soutenir même si il n’est pas parfait d’autant qu’il échappe aux fautes goût de certains Batman par exemple.

Laurent Berry (dvdcritiques.com)




Expo Dessins > Peintures : mini stages

Lors de l’exposition de l’atelier dessin du Clep, nos animatrices ont proposé 2 mini stages gratuits et ouverts à tous
L’un de ces stages était consacré à la technique du collage
Jeunes et moins jeunes n’ont pas boudé leur plaisir et ont réalisé rapidement de jolies œuvres.




Ciné CLEP : LES SEPT MERCENAIRES (The Magnificent Seven)

Vendredi 9 décembre 2022 à 20h15

Bibliothèque Saint Corneille – Compiègne

Entrée gratuite

Séance animée par Amy Hidalgo

Réalisateur : John Sturges

Acteurs :

 Yul Brynner, Steve McQueen, Eli Wallach, Buchholz Horst, Charles Branson

Synopsis :

Terrorisés par des pillards, les habitants du village d’Ixcatlan décident de faire appel à des mercenaires pour se protéger. Une délégation se met en route pour la ville voisine. Les exploits de cow-boys intrépides, Chris et Vin, suscitent l’admiration des villageois qui décident de s’adresser à eux..

Critique :

John Sturges s’est inspiré du chef-d’œuvre de Kurosawa, Les Sept Samouraïs. De l’intrigue originale, il n’a gardé que l’ossature. Une lutte inégale, désespérée, et l’héroïsme froid des mercenaires confrontés à une cause qui n’est pas la leur. L’âpreté inédite des combats, des personnages souvent « surjoués » (en parti­culier par l’« affreux » Eli Wallach) préfi­gurent l’arrivée du western spaghetti : gueules cassées, vrais durs, silences virils et situations volontairement caricaturales. Il manque seulement à cette geste importée du Japon le brin d’autodérision qui fit, plus tard, le succès des productions italiennes. — Cécile Mury (Télérama)




Ciné CLEP : JULIE (EN 12 CHAPITRES) (Verdens Verste Menneske)

Vendredi 18 novembre 2022 à 20h15

Bibliothèque Saint Corneille – Compiègne

Entrée gratuite

Séance animée par Amy Hidalgo

Réalisateur : Joachim TRIER

Synopsis :

Julie, âgée de trente ans, est instable. Elle passe de la médecine à des études de psychologie. Elle s’essaie ensuite à la photographie, avec le soutien de sa mère, étonnée, mais très compréhensive, pour finalement travailler dans une librairie. C’est une jeune femme sympathique, alerte, qui refuse d’avoir des enfants et la routine. Elle fréquente Aksel, un dessinateur à succès de 45 ans qui voulait devenir parent avec elle. Julie rencontre Eivind, son futur amant lors d’une soirée de mariage alcoolisé où elle s’est incrustée sans connaitre personne. Elle quitte Aksel pour Eivind, en espérant une fois de plus de donner un nouveau sens à sa vie…

Acteurs :

Renate Reinsve

Anders Danielsen

Maria Grazia

Critique :

Allant et grâce poétique. Ce sont les qualités premières de cette comédie romantique et littéraire. La Julie du titre est dépeinte à travers douze chapitres, comme dans un roman. Douze moments qui englobent plusieurs années de son existence, autour de la trentaine. Dans le prologue, on apprend que la demoiselle était dans sa jeunesse une étudiante brillante, qui a suivi des études de médecine puis, insatisfaite, a changé de branche, en voulant devenir psychologue. Avant de changer à nouveau pour se lancer dans la photographie. Une pointe d’ironie filtre, laissant deviner une touche-à-tout qui papillonne, ne sachant pas exactement ce qu’elle veut.

C’est à la fois vrai et faux. Les facettes de Julie sont multiples. Joachim Trier fait d’elle un portrait psychologique et sentimental subtil, à travers son travail, ses liens de famille et surtout deux histoires d’amour successives. Le film est parfois mordant, proche de la satire sociologique. Mais il s’attache surtout à explorer la vie intérieure de Julie. Un être de contradictions. Qui brave la pression sociale l’astreignant à être mère mais peine à s’accomplir. Qui a du talent dans l’écriture mais renonce à le capitaliser. Un personnage solaire et mélancolique, indissociable de Renate Reinsve, révélation pleine de sensualité, Prix d’interprétation à Cannes, qu’on ne se lasse pas de suivre dans ses déambulations, à travers le temps et la ville aérée d’Oslo.

Captivant et fluide, Julie (en 12 chapitres) bascule dans son dernier tiers, offrant soudain une partition plus grave. Joachim Trier se refuse pourtant à toute noirceur, préférant se tourner du côté d’une sagesse qui n’a rien de mièvre. Bien malin qui peut dire à la fin si le trajet de Julie aboutit à une forme de gâchis. Ou à l’épanouissement discret et neuf d’un dandysme au féminin. Jacques Morice (Télérama)




Exposition de l’atelier dessin




Ciné Clep : La Vie Moderne

Vendredi 14 octobre 2022 à 20h15

Bibliothèque Saint Corneille – Compiègne

Entrée gratuite

Séance animée par Catherine Raucy

Réalisateur : Raymond Depardon

Synopsis :

Loin de l’agitation en faveur de la modernité à tout crin, le photographe et documentariste Raymond Depardon plonge dans la France rurale qui l’a vu grandir.

Critique :

Le royaume des morts ? C’est au moins une région reculée qu’on approche, devancé par une musique mélancolique de Fauré. Prologue de toute beauté sur une route sinueuse de campagne avec, tout au bout, une ferme. Bienvenue dans le dernier opus d’une trilogie du monde rural au long cours. Du temps a passé, certains sont décédés (la délicieuse Marcelle Brès). Marcel, l’aîné des Privat (84 ans !), ne peut plus mener les bêtes au pré sinon aux beaux jours. Il y a bien de bonnes nouvelles, des naissances, le neveu des Privat qui s’est trouvé une femme et dont l’exploitation tourne bien. Mais le sentiment dominant est plutôt celui d’une précarité accrue.

On voit les fermes cévenoles ensevelies sous la neige, on apprend qu’il y a eu une épidémie. Lorsque Raymond Privat regarde sa vache paralysée en train de mourir, il a l’air aussi terrassé qu’elle. C’est bien la vie moderne, mais avec une relation immémoriale à la nature. Le film regorge de détails : le verre Duralex pour boire le café, une marque de cigarettes antédiluvienne, le « klong » de l’horloge. Et cet homme sur son tracteur, qui acquiesce sans vraiment répondre aux questions, ne l’a-t-on pas vu ailleurs, dans un vieil ­album de famille ? Mais il est tard, il faut se rentrer. On reprend la route qui descend vers la vallée, Raymond Privat nous salue de loin, et cette fois la caméra filme depuis l’arrière. Mouvement de détachement difficile, presque d’arrachement. — Jacques Morice (Télérama)




Rentrée à l’atelier d’écriture

Reprise de l’atelier le lundi 5 septembre 2022

Tarif : 345€ Adhésion au CLEP : 25€




Rentrée à l’atelier Gym Plaisir

Date de reprise : mardi 13 septembre 2022

Tarif : 123€ Adhésion au CLEP : 25€




Rentrée à l’atelier Danse Classique jeunes

Dates de reprise :

mercredi 7 septembre 2022

Samedi 10 septembre 2022

Tarif : 150€ Adhésion au CLEP : 12€




Rentrée à l’atelier Chorale

Rentrée de l’atelier CHORALE le jeudi 15 septembre 2022

Tarif : 114€ Adhésion au CLEP : 25€