Ciné CLEP : PERFETTI SCONOSCIUTI

Si nos portables pouvaient parler …

Vendredi 11 mars 2022 à 20h15

Bibliothèque Saint Corneille – Compiègne

Entrée gratuite

Séance animée par Rod Brement

Version originale sous titrée en français

Réalisateur

Paolo Genovese ( 2016 )

Acteurs

Giuseppe Battiston

Anna Foglietta,

Edoardo Leo

Synopsis

Un dîner est perturbé par l’intrusion des téléphones portables des invités




Ciné CLEP : VALSE AVEC BACHIR

Vendredi 11 février 2022 à 20h15

Bibliothèque Saint Corneille – Salle Michèle Le Chatelier

Entrée gratuite

Séance animée par Antoine Torrens

Réalisateur

Ari FOLMAN (2008) – Film d’animation – Version originale sous-titrée en français

Synopsis

Une nuit, Ari se rend dans un bar où il a rendez-vous avec un ami, qui se plaint de cauchemars récurrents. En effet, cet homme est hanté par les 26 chiens qu’il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80. Tous le pourchassent en meute durant son sommeil. Peu à peu, Ari se retrouve confronté aux souvenirs qui lui restent de cette période de sa vie. Il se revoit, jeune soldat, se baignant devant Beyrouth avec ses camarades de régiment. Ari décide de renouer avec ce douloureux épisode de l’Histoire et se lance dans un périple à travers le monde pour interviewer ses anciens compagnons d’armes. Progressivement, il tisse des liens qu’il croyait oubliés…

Critique

Qu’ai-je fait à Beyrouth, en septembre 1982, pendant le massacre perpétré par les chrétiens phalangistes dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila ? Ainsi se tourmente Ari Folman, quadragénaire de Tel-Aviv mobilisé par l’armée israélienne lors de la première guerre du Liban. Son enquête prend la forme d’un « documentaire d’animation », onirique et psychanalytique, où le dessin restitue, de manière fulgurante, la navigation du récit entre présent et passé, cauchemars et vérités. Car non seulement les souvenirs font défaut au personnage-auteur, mais les anciens soldats qu’il retrouve paraissent eux aussi flotter dans les eaux troubles de leur mémoire.

Autour de ce trou noir resurgissent les années 1980 d’une jeunesse bouleversante dans sa banalité : le tube Enola Gay, les soirées en boîte et leur tension sexuelle, les ambitions d’alors, toutes abdiquées au retour, sur fond de culpabilité entêtante. Si Valse avec Bachir ne réserve aucune révélation sur Sabra et Chatila, c’est qu’Ari Folman veut regarder en face une vérité déjà accessible à autrui depuis longtemps, et qui surgira finalement dans une lumière aveuglante. Un grand film antimilitariste. Un grand film tout court. — Louis Guichard (Télérama)




Ciné Clep : BABY CART : LE SABRE DE LA VENGEANCE

BABY CART : LE SABRE DE LA VENGEANCE
(子連れ狼 子を貸し腕貸しつかまつる)

Version originale sous-titrée en français

Vendredi 15 janvier 2022 à 20h15

Bibliothèque Saint Corneille – Salle Michèle Le Chatelier

Entrée Gratuite

Séance animée par Willy Le Guil

Réalisateur

Kenji Misumi (1972) Scénario : Kazuo Koike, d’après son manga.

Acteurs

Tomisaburô Wakarama

Fumio Watanabe

Synopsis

La fonction de bourreau qu’Ogami Itto remplit pour le shogun lui apporte prestige et reconnaissance. Mais cette situation honorable attise la jalousie des maîtres d’armes du haut personnage. Aussi, quand l’épouse d’Itto est assassinée en même temps que le reste de sa famille et que lui-même est injustement accusé de fomenter un complot contre la tête de l’Etat, il se voit contraint de retourner son sabre contre l’autorité. Désormais en disgrâce, il part sur les routes afin de se venger de ses ennemis. Son fils Daïgoro, âgé de quelques mois, seul rescapé de sa famille, l’accompagne dans ses pérégrinations à travers le Japon…

Critique

Un bourreau déchu devenu tueur à gages arpente le Japon féodal avec son fils dans un landau pour échapper aux mercenaires du Shogun. C’est la trame de Baby Cart, une série de six films (1) adaptée d’un manga culte.

Dès le premier volet, Le Sabre de la vengeance, Misumi fixe les règles esthétiques de la saga : le rouge du sang qui explose sur un écran aux couleurs ternes ; et l’opposition dynamique entre les contraires, l’eau et le feu, le physique bedonnant du héros et sa rapidité surhumaine, etc. Sous l’impulsion de ce réalisateur pop et audacieux, les aventures picaresques du « loup à l’enfant » deviennent un feu d’artifices d’effets gore et d’expérimentations, visuelles et sonores. Tous les codes du chambara (film de sabres nippon) sont présents, mais revitalisés par les emprunts aux cinémas bis du monde entier : western spaghetti, films d’arts martiaux, horreur… Pour un meltingpot spectaculaire et tranchant.

Samuel Douhaire (Télérama)




Plaisirs

« C’est avec une grande joie que le chœur Prélude retrouve la scène et son public. Après de longs mois de silence, de travail masqué et d’adaptations constantes à la crise sanitaire la Musique reprend ses droits, en live comme il se doit pour un art vivant. La Misatango nous fera voyager jusqu’à Buenos Aires, entre ferveur religieuse et tango entraînant. Un voyage rempli de la joie du partage, du vivre ensemble et de cette pulsation commune qui nous animera toute cette soirée. »

Yann Molénat

Plaisir de jouer

L’ensemble instrumental MicrOpéra à ouvert le concert en interprétant notamment Chiquili de Bachin d’Astor Piazzola

Violons : Rachel Koblyakov, Yelena Yegorian – Alto : Andril Malakhov – Violoncelle : anne Mousserion – Contrebasse : Vlémence Sarda

Plaisir de chanter

La chorale Prélude du CLEP à interprété Misatango œuvre de Martin Palmeri sous la direction de Yann Molénat.

Sergio Amico au bandonéon et Robin Le Bervet au piano ont rejoint l’ensemble MicrOpéra.

Margaux Poguet, soprano interpréta avec talent la partie mezzo-soprane de l’œuvre.

Margaux Poguet

Crée en 1996 par Martin Palmeri, la messe à Buenos Aires dite » Misa-tango » est composée sur les mêmes mouvements qu’une messe en latin classique, à laquelle se mêlent les harmonies et les rythmes syncopés du tango. Le compositeur introduit en outre l’instrument emblématique du tango, bandonéon, soliste au cotés d’un orchestre corde et du piano. Une partie de mezzo-soprane solo vient ponctuer l’œuvre, répondant au chœur mixte.

Plaisir d’écouter

Le concert a été donné dans l’Eglise Saint Antoine devant un public très nombreux. « Un voyage rempli de la joie du partage, du vivre ensemble et de cette pulsation commune » nous disait Yann Molénat en présentant le concert.

Les vibrants applaudissements du public on prouvé que l’objectif était atteint.




Concert de la chorale PRELUDE

La chorale PRELUDE du Clep donnera un concert dans le cadre de CHORALES EN VILLE, concerts organisés par la ville de Compiègne

Au programme : MISA TANGO de Martin Palmeri

Dimanche 12 décembre 2021 à 17h

Eglise Saint Antoine à Compiègne

Concert gratuit




Ciné CLEP : Talons aiguilles

Vendredi 10 décembre à 20h15

Bibliothèque Saint Corneille – Salle Michèle Le Chatelier

Entrée Gratuite

Séance animée par Jean-Christophe Tolg 

TALONS AIGUILLES (Tacones lejanos), 1991, présenté en version originale sous-titrée en français

Réalisateur

Pedro Almodóvar

Acteurs

Victoria Abril, Paredes Marisa, Féodor Atkine, Miguel Bosé, Díez Pedro

Synopsis

A Madrid, les retrouvailles passionnées, après quinze ans d’absence, d’une mère, ex-star des années 60, et de sa fille, célèbre journaliste de télévision.

Critique

Après des années de séparation, une fille retrouve sa mère, célèbre chanteuse des années 1960, partie chercher la gloire au Mexique. Leurs relations passionnées et le retour de la diva sur la scène madrilène sont compliqués par le meurtre d’un homme aimé successivement par les deux femmes…

Comme Tout sur ma mère, une petite décennie après, ce film a marqué en son temps un cap dans l’oeuvre et la carrière d’Almodóvar : maîtrise du récit, équilibre entre l’humour et le mélodrame, engouement d’un très vaste public. Et dans les deux cas, il est d’abord question de maman.

En espagnol, talons aiguilles se dit « talons éloignés », ce qui permet un jeu de mots intraduisible : les talons éloignés sont ceux de la mère intermittente (Marisa Paredes), dont la fille (Victoria Abril) s’est toujours sentie privée, au point de rester une femme-enfant, incomplète et démunie. Leurs relations inextricables, crime passionnel compris, donnent, de très loin, le meilleur du film, tant pour la drôlerie que pour l’émotion. Mais Almodóvar n’osait pas encore, à l’époque, s’y consacrer entièrement : l’enquête policière et ses trompe-l’œil attendus font régulièrement écran entre le cinéaste et son sujet. Un demi-chef-œuvre, en quelque sorte. (Télérama)




Les ateliers Danse participent au Téléthon

Les ateliers danse du CLEP participent aux activités organisées à VENETTE dans le cadre du Téléthon

Estrella ouvre ses cours de danse classique jeunes et adultes et de Flamenco.




Ciné CLEP : LA MAISON DE LA RADIO

Vendredi 19 novembre à 20h15

Bibliothèque Saint Corneille – Salle Michèle Le Chatelier

Entrée Gratuite

Séance animée par Catherine Raucy

Synopsis

Voyage au coeur de la Maison de la Radio. Dans l’ambiance feutrée des studios d’enregistrement, les journalistes et leurs invités s’agitent tour à tour.

Critique

Un documentariste à Radio France. Pas un reporter. Ça fait une différence. Cette visite n’est pas guidée par les interrogations qui vont de soi (qui fait quoi, qui tient le gouvernail…), mais par une curiosité personnelle, étonnante. Déroutante, même, car on guettera souvent en vain les coulisses de nos émissions préférées. Nicolas Philibert ne se préoccupe pas de la grille des programmes, il la franchit. Il entre dans les studios en auditeur libre.

Le réalisateur saisit des moments surprenants. Par exemple, les expressions muettes d’une jeune femme écrivain que reçoit Alain Veinstein. Il la présente, et elle, suspendue à ses mots à lui, reste au bord de la parole. Ce que Philibert explore pourrait s’appeler « réalité modifiée par la présence d’un micro ». Plutôt qu’une profession, on voit ici des déformations professionnelles : comment le métier de la radio est passé dans le corps de ceux qui le font. Philibert a rencontré des gens qui continuent à être un peu cachés derrière leurs micros. On sent qu’il a aimé ce mélange de pudeur et d’expressivité : l’invisibilité de ceux qu’on écoute sans les voir, il nous la fait comprendre tout en les rendant visibles. Car la caméra qu’il braque sur eux est douce, sensible et raconte à l’unisson ce monde à part. — Frédéric Strauss (Télérama)




Ciné Clep : L’argent de poche

Vendredi 8 octobre à 20h15

Bibliothèque Saint Corneille – Salle Michèle Le Chatelier

Entrée Gratuite

En lien avec la rencontre littéraire du samedi 16 octobre

Séance animée par Catherine Raucy

Réalisateur

François TRUFFAUT (1975)

Acteurs

Philippe Goldmann, Bruno Staab, Jean-François Stévenin, Chantal Mercier

Synopsis

A Thiers, dans le Puy-de-Dôme. Des enfants vivent la fin de l’année scolaire. Les petits événements du quotidien font que leurs vies s’entremêlent, croisant également celles des instituteurs, mademoiselle Petit et monsieur Rochet. En classe, Bruno, forte tête, refuse de lire à haute voix avec les intonations requises. L’un de ses camarades, Patrick, n’a pas appris sa récitation. Il a, comme souvent, l’esprit ailleurs. Son caractère rêveur et romantique ainsi que la cruelle absence de sa mère ont fini par le rendre particulièrement sensible au charme de madame Riffle, la maman de son ami Laurent…

Critique

Thiers, la classe de Mme Petit. Patrick est amoureux de la mère de son copain. Julien habite un meublé avec une mère et une grand-mère acariâtres. Autour d’eux leurs copains vivent de petites aventures…

Après L’Histoire d’Adèle H., Truffaut tourne un film opposé : une collection de vignettes, petites saynètes sur des enfants ordinaires, joués par des non-professionnels. Le scénario échappe à la mièvrerie. Car Truffaut aime et respecte ses petits héros : ce qu’ils vivent a autant d’importance que ce que pourraient vivre des adultes, l’innocence en plus. Si le film est léger, il y a, au fond, une relative gravité. Cousin du jeune Antoine Doinel, Julien fait partie de ces gamins à qui on vole le meilleur d’eux-mêmes, leur enfance. Une fois de plus, Truffaut a mis dans cette œuvre mineure, mais très attachante, ses propres repères autobiographiques. (Aurélien Ferenzi – Télérama)




Ciné CLEP : L’espion qui venait du froid

Vendredi 24 septembre à 20h15

Bibliothèque Saint Corneille – Compiègne

Salle Michèle Lechatelier

Entrée libre et gratuite

Séance animée par Didier Clatot

Réalisateur

Martin RITT (1965)

Avec Richard BURTON, Claire BLOOM, Oskar Werner

Synopsis

En pleine guerre froide, l’agent secret britannique Alec Leamas est envoyé en Allemagne de l’Est. Pour passer le rideau de fer en toute discrétion, l’espion feint d’avoir été renvoyé par l’Intelligence Service. Se présentant comme un alcoolique dépressif, il parvient à se faire embaucher dans une bibliothèque. Là, il fait la connaissance d’une jeune communiste, Nancy Perry. Après un séjour en prison, il est contacté par un agent des services est-allemands. Sa mission consiste à poser une souricière afin de confondre un certain Mundt, haut gradé de l’espionnage est-allemand, en apportant des preuves de sa trahison à Fiedler, son adjoint. De Hollande, Leamas parvient à passer à l’Est, où Fiedler le fait arrêter pour témoigner au procès de Mundt. Nancy Perry est aussi appelée à la barre, où elle détruit les arguments de Leamas et Fiedler…

Critique

En pleine guerre froide, l’agent secret britannique Alec Leamas est envoyé en Allemagne de l’Est, où il se présente comme un alcoolique dépressif, viré par l’Intelligence Service… Admirablement interprété par Richard Burton, Leamas est un homme et non pas une mécanique parfaitement maîtrisée. Ce qui visiblement fascine Martin Ritt dans cette adaptation d’un roman de John le Carré, c’est la logique perverse des services de renseignements. Tout dans l’image dit l’enfermement, l’absence d’issue. Prisonniers de leurs désirs, de leur désespoir, les personnages sont les jouets d’instances supérieures qui les manipulent. (Michèle Gazier Télérama)