Lors de l’exposition de l’atelier dessin du Clep, nos animatrices ont proposé 2 mini stages gratuits et ouverts à tous L’un de ces stages était consacré à la technique du collage Jeunes et moins jeunes n’ont pas boudé leur plaisir et ont réalisé rapidement de jolies œuvres.
Ciné CLEP : LES SEPT MERCENAIRES (The Magnificent Seven)
Vendredi 9 décembre 2022 à 20h15
Bibliothèque Saint Corneille – Compiègne
Entrée gratuite
Séance animée par Amy Hidalgo
Réalisateur : John Sturges
Acteurs :
Yul Brynner, Steve McQueen, Eli Wallach, Buchholz Horst, Charles Branson
Synopsis :
Terrorisés par des pillards, les habitants du village d’Ixcatlan décident de faire appel à des mercenaires pour se protéger. Une délégation se met en route pour la ville voisine. Les exploits de cow-boys intrépides, Chris et Vin, suscitent l’admiration des villageois qui décident de s’adresser à eux..
Critique :
John Sturges s’est inspiré du chef-d’œuvre de Kurosawa, Les Sept Samouraïs. De l’intrigue originale, il n’a gardé que l’ossature. Une lutte inégale, désespérée, et l’héroïsme froid des mercenaires confrontés à une cause qui n’est pas la leur. L’âpreté inédite des combats, des personnages souvent « surjoués » (en particulier par l’« affreux » Eli Wallach) préfigurent l’arrivée du western spaghetti : gueules cassées, vrais durs, silences virils et situations volontairement caricaturales. Il manque seulement à cette geste importée du Japon le brin d’autodérision qui fit, plus tard, le succès des productions italiennes. — Cécile Mury (Télérama)
Ciné CLEP : JULIE (EN 12 CHAPITRES) (Verdens Verste Menneske)
Vendredi 18 novembre 2022 à 20h15
Bibliothèque Saint Corneille – Compiègne
Entrée gratuite
Séance animée par Amy Hidalgo
Réalisateur : Joachim TRIER
Synopsis :
Julie, âgée de trente ans, est instable. Elle passe de la médecine à des études de psychologie. Elle s’essaie ensuite à la photographie, avec le soutien de sa mère, étonnée, mais très compréhensive, pour finalement travailler dans une librairie. C’est une jeune femme sympathique, alerte, qui refuse d’avoir des enfants et la routine. Elle fréquente Aksel, un dessinateur à succès de 45 ans qui voulait devenir parent avec elle. Julie rencontre Eivind, son futur amant lors d’une soirée de mariage alcoolisé où elle s’est incrustée sans connaitre personne. Elle quitte Aksel pour Eivind, en espérant une fois de plus de donner un nouveau sens à sa vie…
Acteurs :
Renate Reinsve
Anders Danielsen
Maria Grazia
Critique :
Allant et grâce poétique. Ce sont les qualités premières de cette comédie romantique et littéraire. La Julie du titre est dépeinte à travers douze chapitres, comme dans un roman. Douze moments qui englobent plusieurs années de son existence, autour de la trentaine. Dans le prologue, on apprend que la demoiselle était dans sa jeunesse une étudiante brillante, qui a suivi des études de médecine puis, insatisfaite, a changé de branche, en voulant devenir psychologue. Avant de changer à nouveau pour se lancer dans la photographie. Une pointe d’ironie filtre, laissant deviner une touche-à-tout qui papillonne, ne sachant pas exactement ce qu’elle veut.
C’est à la fois vrai et faux. Les facettes de Julie sont multiples. Joachim Trier fait d’elle un portrait psychologique et sentimental subtil, à travers son travail, ses liens de famille et surtout deux histoires d’amour successives. Le film est parfois mordant, proche de la satire sociologique. Mais il s’attache surtout à explorer la vie intérieure de Julie. Un être de contradictions. Qui brave la pression sociale l’astreignant à être mère mais peine à s’accomplir. Qui a du talent dans l’écriture mais renonce à le capitaliser. Un personnage solaire et mélancolique, indissociable de Renate Reinsve, révélation pleine de sensualité, Prix d’interprétation à Cannes, qu’on ne se lasse pas de suivre dans ses déambulations, à travers le temps et la ville aérée d’Oslo.
Captivant et fluide, Julie (en 12 chapitres) bascule dans son dernier tiers, offrant soudain une partition plus grave. Joachim Trier se refuse pourtant à toute noirceur, préférant se tourner du côté d’une sagesse qui n’a rien de mièvre. Bien malin qui peut dire à la fin si le trajet de Julie aboutit à une forme de gâchis. Ou à l’épanouissement discret et neuf d’un dandysme au féminin. Jacques Morice (Télérama)
Exposition de l’atelier dessin
Ciné Clep : La Vie Moderne
Vendredi 14 octobre 2022 à 20h15
Bibliothèque Saint Corneille – Compiègne
Entrée gratuite
Séance animée par Catherine Raucy
Réalisateur : Raymond Depardon
Synopsis :
Loin de l’agitation en faveur de la modernité à tout crin, le photographe et documentariste Raymond Depardon plonge dans la France rurale qui l’a vu grandir.
Critique :
Le royaume des morts ? C’est au moins une région reculée qu’on approche, devancé par une musique mélancolique de Fauré. Prologue de toute beauté sur une route sinueuse de campagne avec, tout au bout, une ferme. Bienvenue dans le dernier opus d’une trilogie du monde rural au long cours. Du temps a passé, certains sont décédés (la délicieuse Marcelle Brès). Marcel, l’aîné des Privat (84 ans !), ne peut plus mener les bêtes au pré sinon aux beaux jours. Il y a bien de bonnes nouvelles, des naissances, le neveu des Privat qui s’est trouvé une femme et dont l’exploitation tourne bien. Mais le sentiment dominant est plutôt celui d’une précarité accrue.
On voit les fermes cévenoles ensevelies sous la neige, on apprend qu’il y a eu une épidémie. Lorsque Raymond Privat regarde sa vache paralysée en train de mourir, il a l’air aussi terrassé qu’elle. C’est bien la vie moderne, mais avec une relation immémoriale à la nature. Le film regorge de détails : le verre Duralex pour boire le café, une marque de cigarettes antédiluvienne, le « klong » de l’horloge. Et cet homme sur son tracteur, qui acquiesce sans vraiment répondre aux questions, ne l’a-t-on pas vu ailleurs, dans un vieil album de famille ? Mais il est tard, il faut se rentrer. On reprend la route qui descend vers la vallée, Raymond Privat nous salue de loin, et cette fois la caméra filme depuis l’arrière. Mouvement de détachement difficile, presque d’arrachement. — Jacques Morice (Télérama)
Rentrée à l’atelier d’écriture
Reprise de l’atelier le lundi 5 septembre 2022
Tarif : 345€ Adhésion au CLEP : 25€
Rentrée à l’atelier Gym Plaisir
Date de reprise : mardi 13 septembre 2022
Tarif : 123€ Adhésion au CLEP : 25€
Rentrée à l’atelier Danse Classique jeunes
Dates de reprise :
mercredi 7 septembre 2022
Samedi 10 septembre 2022
Tarif : 150€ Adhésion au CLEP : 12€
Rentrée à l’atelier Chorale
Rentrée de l’atelier CHORALE le jeudi 15 septembre 2022
Tarif : 114€ Adhésion au CLEP : 25€
Rentrée à l’atelier Dessin
Date de reprise : ateliers du samedi le 3 septembre 2022
Date de reprise : atelier du mercredi le 7 septembre 2022