Concert de la Chorale Prélude
La Chorale Prélude en concert
Dimanche 17 mars 2019 à 18h
Sous la baguette de son chef de chœur Yann Molénat, la Chorale Prélude sera en concert le Dimanche 17 Mars 2019 à 18h en l’église Saint Antoine de Compiègne.



Sous la baguette de son chef de chœur Yann Molénat, la Chorale Prélude sera en concert le Dimanche 17 Mars 2019 à 18h en l’église Saint Antoine de Compiègne.



Ridley SCOTT (1982)
| Harrison Ford | Rick Deckard |
| Rutger Hauer | Roy Batty |
| Sean Young | Rachael |
| Edward James Olmos | Gaff |
| M Emmet Walsh | Bryant |
| Daryl Hannah | Pris |
| William Sanderson | JF Sebastian |
| Brion James | Leon Kowalski |
Jacques Morice (télérama)
Après un accueil frileux à sa sortie, Blade Runner est peu à peu devenu culte, modèle de science-fiction souvent copié, rarement égalé. Quand on le revoit, on retrouve toute sa modernité visionnaire : la ville polluée, les manipulations génétiques, les écrans géants de publicités lumineuses sur les gratte-ciel, le visiophone, le pouvoir digital de rentrer à l’intérieur d’une photo en allant beaucoup vite que dans Blow up… Ce que Ridley Scott préfigure du futur, avec cette adaptation d’un livre phare de Philip K. Dick, reste étonnant, car concret. Du quartier chinois grouillant aux immeubles désaffectés, chaque décor est primordial. Composé d’éléments familiers, rattaché au passé (le film noir), cet univers est d’autant plus fascinant qu’on a la sensation de l’habiter. C’est un cinéma de l’immersion, que Denis Villeneuve reconduit dans la suite (Blade Runner 2049, à l’affiche).
Dans un Los Angeles pluvieux, Rick Deckard (Harrison Ford) est donc un ancien flic qui reprend du service, chargé d’éliminer quatre « réplicants » en fuite, des androïdes presque humains, plus qu’humains, parfois. Donner une âme au réplicant, entretenir l’ambiguïté autour du statut de Deckard, mais aussi de la mystérieuse Rachel (Sean Young), voilà ce qui fait l’attrait majeur de ce film policier et, contre toute attente, sentimental : il recèle une histoire très originale d’amour dangereux.

| Manoel de Oliveira (2009) |
| Ricardo Trêpa | Macário |
| Catarina Wallenstein | Luisa Vilaça |
| Diogo Doria | Oncle Macário |
| Carlos Santos | Caixeiro |
| Julia Buisel | Dona Vilaça |
| Leonor Silveira | La femme du train |
| Filipe Vargas | l’ami |
| Miguel Seabra | le notaire |
| Rogério Samora | l’homme au chapeau de paille |
par Jacques Morice (Télérama)
Dans un train qui file vers l’Algarve, un homme affligé raconte à une inconnue ses cruelles infortunes. Travaillant comme comptable dans la boutique de son oncle, il est tombé amoureux d’une jeune fille blonde, une voisine qui apparaît souvent à sa fenêtre, un éventail à la main. Tous deux font connaissance, l’amour est réciproque. Le jeune homme souhaite épouser l’élue mais l’oncle de cette dernière s’y oppose. Contraint de s’exiler, seul, au Cap-Vert pour gagner sa vie, Macário diffère sa demande en mariage en attendant d’avoir une situation financière stable…
Ce délicieux récit d’apprentissage réserve au moins deux surprises de taille — on ne les révélera pas —, qui montrent qu’il ne faut jamais se fier aux apparences, les souriantes comme les sévères. Avec presque rien, Oliveira nous transporte — en train ou à travers l’imaginaire. Il suffit de quelques accessoires, comme cet éventail chinois unique en son genre, de comédiens solides (de Diogo Dória à Luís Miguel Cintra, qui lit à un moment un poème de Pessoa), ou d’une muse mystérieuse, « blanche colombe de neige et d’or ». C’est simple comme bonjour, fluide, intemporel. Le contraire d’une leçon : un geste de cinéma détaché.

| Robert Taylor | Ivanhoé |
| George Sanders | Bois-Guilbert |
| Elizabeth Taylor | Rebecca |
| Norman Wooland | le roi Richard Coeur de Lion |
| Joan Fontaine | lady Rowena |
| Felix Aylmer | Isaac |
| Robert Douglas | Hugh de Bracy |
| Emlyn Williams | Wamba |
Le roi d’Angleterre, Richard Coeur de Lion, s’est mystérieusement évaporé sur le chemin du retour, après avoir longtemps guerroyé en Terre sainte. Ivanhoé, un noble Saxon à la fidélité inébranlable, part à sa recherche et retrouve sa trace en Autriche. Le roi Richard y est retenu captif par le duc Léopold qui, voyant bien le profit qu’il pourrait tirer de son prestigieux prisonnier, exige en échange de sa libération une somme faramineuse. Ivanhoé se hâte de regagner l’Angleterre. Son père le renie. Le prince Jean sans Terre, frère du roi, entend bien ne pas s’acquitter de la rançon et conquérir ainsi le trône. C’est auprès de la communauté juive d’Angleterre qu’Ivanhoé trouve quelque écho à sa demande…
Guillemette Odicino (Télérama)
Ivanhoé, le preux chevalier saxon dévoué à la cause du roi Richard, affronte les chevaliers normands du félon prince Jean et fait battre le coeur de deux beautés, l’une saxonne, l’autre juive… Richard Thorpe, grand artisan de la MGM, réussit de flamboyantes scènes d’action : le tournoi d’Ashby et l’attaque du château de Torquilstone, où Ivanhoé doit une fière chandelle aux archers de Robin des bois, dont la tenue, pour une fois, n’est pas verte.
Mais la force dramatique du film est ailleurs : dans l’amour brûlant qu’éprouve le cruel Normand Bois-Guilbert (George Sanders, fascinant) pour Rebecca, qui préférerait mourir plutôt que de lui appartenir. Exacerbé par cette flamme, le duel final est digne des plus grandes tragédies. Bois-Guilbert affronte une dernière fois Ivanhoé pour décider du sort de Rebecca. S’il perd, elle vivra. S’il gagne, elle sera conduite au bûcher… L’honneur ou l’amour. Il sera trop tard quand la superbe et pieuse « infidèle » (Elizabeth Taylor, beauté de jais) comprendra que lui seul aurait su l’aimer. A travers Rebecca et son père, Isaac d’York, c’est aussi le statut des juifs, éternels apatrides, qui est superbement évoqué.

| Bruce Willis | le capitaine Sharp |
| Frances McDormand | Laura Bishop |
| Kara Hayward | Suzy |
| Edward Norton | le chef scout Ward |
| Jared Gilman | Sam |
| Bill Murray | Walt Bishop |
Wes Anderson a toujours pratiqué un cinéma insulaire, comme une bulle stylisée, un défi à la réalité. Cette fois, non seulement il se retranche sur une véritable île, mais il invoque le paradis forcément perdu d’une Amérique encore innocente — celle des sixties. Et si tous ses héros adultes se comportaient, jusqu’alors, comme des mômes inconsolables, Moonrise Kingdom place pour la première fois au centre de vrais enfants, deux petits amoureux. A travers le branle-bas de combat déclenché par leur disparition, le cinéaste parvient à faire exister toute une flopée de personnages tragi-comiques. Le chef scout (Edward Norton) dévoré de culpabilité. Les parents de la fugueuse, las d’eux-mêmes et de leur couple (Bill Murray, Frances McDormand). Le flic (Bruce Willis), amant sans espoir de la mère.
Lorsque les éléments se déchaînent sur tout ce petit monde, Moonrise Kingdom devient franchement haletant, entre cartoon et film catastrophe. Or cette efficacité n’enlève rien à l’art du microdrame, du déchirement en sourdine qui caractérise le cinéaste. La crique des fugueurs sentimentaux est rayée de la carte par la tempête ? Le fait est signalé en passant. Un simple effet collatéral, sans grande importance, et d’autant plus bouleversant. Avec l’épilogue, euphémique et sublime, on a l’impression d’assister à l’invention de la nostalgie.
Louis Guichard (Télérama)
Pour répondre à la demande, l’atelier dessin du CLEP s’enrichit de deux nouveaux cours à partir du mois de novembreDans le joli village de Saint Jean aux bois, s’est tenu, du 5 au 7 octobre 2018, dans la « maison du village » près de la forêt, une exposition de peinture de deux amies: Annick Bleuse et Isabelle Guillou.

Ces artistes, qui font partie depuis près de 10 ans, de l’atelier dessin du CLEP, ont voulu illustrer des souvenirs de voyages, à partir de leurs photos et de magazines, de cette ville gigantesque.
Leurs œuvres se sont attachées à montrer, avec leur imagination, la diversité de cette ville cosmopolite et toutefois accueillante, malgré l’image que l’on pourrait en avoir.


L’immobilier démesuré des grattes ciels, de la « 57ème rue » de Manhattan écrasant les flots de voitures, le fameux pont de Brooklyn, où l’on peut également y rencontrer un homme adossé à une échoppe dans un « village ».

La vie sous toutes ses formes , piétons se promenant sur la « High line » long ruban d’une ancienne ligne de chemin de fer, traversant toute la ville et colorée de « Street art », entre des bâtiments et usines désaffectées ou grands parcs, et des visages, la célèbre Marylin Monroe, et une femme rousse en blouson de cuir, sur un banc dans une station du Subway.
Une évocation de l’histoire et de la culture de ce grand pays, par le tableau » les temps modernes » du film de Charlie Chaplin, une chanteuse des années 30 et une esquisse de Mickael Jackson.
Ces deux artistes peintres ont utilisé voir mélangées de nombreuses techniques: les esquisses, dessins et traits précis au feutre, au fusain ou à l’encre de chine, les couleurs principalement à l’acrylique, mais également au pastel, au rouleau, à l’éponge ou au pochoir.
Nul doute que ces œuvres, très évocatrices aux visiteurs, resteront longtemps dans leurs souvenirs.
Jean-Claude Jaillet

| Philippe Noiret | le commandant Dellaplane |
| Sabine Azéma | Irène |
| Pascale Vignal | Alice |
| Maurice Barrier | Mercadot |
| Arlette Gilbert | Valentine |
| François Perrot | Perrin |
| Michel Duchaussoy | le général Villerieux |
| François Caron | Julien |
| Jean-Pol Dubois | André |
| Daniel Russo | le lieutenant Trévise |
| Louis Lyonnet | Valentin |
| Charlotte Maury-Sentier | Cora Mabel |
Cinq jours de novembre 1920 où vont se heurter Irène, bourgeoise farouche à la recherche de son mari, disparu au front, et le commandant Delaplane, héros obstiné (comme toujours chez Tavernier) qui comptabilise les morts de la boucherie de 14-18 envers et contre sa hiérarchie.
De villages en ruine en usines désaffectées, de tunnels effondrés en hôpitaux provisoires, Tavernier fait un constat de guerre effrayant, mais lance, parallèlement, un hymne vibrant à la vie à travers l’histoire d’amour pudique et fière d’une gazelle et d’un lion fourbu (superbe Philippe Noiret, récompensé d’un césar). Un film à la fois ample et intime, tout en bleu grisé et marron chair (à canon).

Celle-ci est l’aboutissement d’une symbiose :
Annick et Isabelle vous y accueilleront en vous racontant leur voyage en peinture.

| Jim Carrey | Truman Burbank |
| Ed Harris | Christof |
| Laura Linney | Meryl |
| Noah Emmerich | Marlon |
| Natascha McElhone | Lauren Sylvia |
| Holland Taylor | la mère de Truman |
| Brian Delate | le père de Truman |
| Blair Slater | Truman jeune |
Par Marine Landrot (Télérama)
Le scénario de ce film, surprenant de bout en bout, repose sur une idée dont la révélation peut gâcher le plaisir. Sachez seulement qu’à 30 ans le héros, Truman, n’a jamais quitté sa ville natale et qu’il paraît bizarrement épié de toutes parts… Tout l’art de Peter Weir est de ne pas résoudre cette énigme trop vite. Il commence par installer un climat de malaise, avec un étrange silence ambiant et des prises de vues bancales. Comme si la caméra épousait le regard insistant des badauds ou le coup d’oeil furtif d’espions en équilibre au-dessus des toits. Et si cette ville n’était qu’une jolie toile d’araignée construite par la CIA pour coincer Truman ? Le doute est entretenu par de joyeuses fausses pistes. Jusqu’à ce que la lumière se fasse. Une lumière de carte postale, douceâtre, orangée. Mais une lumière qui fait très mal.
Car la morale de The Truman Show, abyssale, fait froid dans le dos. Le cinéaste épingle le voyeurisme qui se pare de bonne conscience : le droit à l’information totale, sans zones d’ombre, donc sans respect de la vie privée, comme si ne pas tout savoir, c’était ne rien savoir. Derrière la satire plaisante, il laisse entrevoir un monde terrifiant, sous haute surveillance.