Voilà, l’été approche et la saison théâtrale du Clep se termine.
Le mercredi 13 juin , l’atelier théâtre nous a offert un très joyeux et joli moment : émotion, rire et surtout beaucoup d’imagination.
C’est avec un très grand plaisir que nous les retrouverons l’an prochain aussi si vous souhaitez vous évadez, créer et faire valoir votre imagination n’hésitez pas à venir les rejoindre dans la joie et la bonne humeur pour la saison 2018-2019
Concert de la Chorale Prélude
Vendredi29 juin 2018 à 20h30
Église Saint-Antoine – Compiègne
Direction Yann Molénat
Marthe Davost – Soprane
Charlotte Gauthier – Piano
Au programme :
Fauré, Schubert, Mendelson
LA SCANDALEUSE DE BERLIN de Billy Wilder
Mercredi 13 juin 2018 à 20h15
Au Théâtre à Moustaches
1 bis place Saint Jacques Compiègne
Réalisé par Billy Wilder (1948)
Avec Jean Arthur (Phoebe Frost) , Marlene Dietrich (Erika von Schlütow) , John Lund (le capitaine Pringle)…
Synopsis
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une commission parlementaire américaine arrive à Berlin pour enquêter sur les moeurs et les conditions de vie des GI en Allemagne. Phoebe Frost, membre de la commission, puritaine et intransigeante, découvre les dessous de la réalité berlinoise, le marché noir et la prostitution. Elle apprend notamment qu’une chanteuse de cabaret et ancienne membre du parti nazi, Erika von Schlütow, bénéficie de la protection d’un officier américain, le capitaine Pringle. Celui-ci feint de tomber amoureux de la rigide Phoebe afin de l’amadouer. Conquise, celle-ci abandonne peu à peu sa cuirasse et se laisse séduire…
Critique du 18/02/2017
Par Guillemette Odicino (Télérama)
Genre : « nos âmes contre des lucky strike. »
Dès les premières images, où des représentants du Congrès américain survolent le Berlin en ruine de l’immédiat après-guerre, le style incisif de Billy Wilder est à l’oeuvre : « Donner du pain à celui qui a faim, c’est de la démocratie. Mais le faire avec ostentation, c’est de l’impérialisme », lance l’un d’eux à propos de l’aide américaine aux Berlinois. Le personnage de Jean Arthur, missionnée pour vérifier la bonne moralité des troupes d’occupation (elle va tomber de haut !) est un peu une cousine de Ninotchka (dont Wilder coécrivit le scénario pour Lubitsch), communiste pure et dure qui découvrait, horrifiée, les plaisirs du capitalisme. La représentante de l’Iowa, elle, est confrontée aux magouilles et à la « fraternisation » de l’occupant avec l’occupé…
Grande idée que d’avoir convaincu Marlene Dietrich de jouer une ex-nazie reconvertie en chanteuse opportuniste ! Ses dialogues avec l’officier américain qui la protège (John Lund, un peu fade) sont de véritables feux d’artifice de sous-entendus sexuels. Pourtant, derrière la comédie très insolente, il y a la ville. En ruines. En cendres. Le naturalisme des plans de Berlin (filmés en 1947, avant le tournage) est d’une profonde gravité.
ASSURANCE SUR LA MORT
Mercredi 16 MAI 2018 à 20h15
Au Théâtre à Moustaches
1 bis place Saint Jacques Compiègne
Réalisé par Billy Wilder (1944)
Durée 107 mn
Nationalité : Etats-Unis
Avec Fred MacMurray (Walter Neff) , Barbara Stanwyck (Phyllis Dietrichson) , Edward G Robinson (Barton Keyes) …
Année : 1944
Synopsis
Walter Neff, un agent d’assurances, effectue, comme à son habitude, un démarchage à domicile dans un quartier chic de Los Angeles. Alors qu’il s’attend à rencontrer monsieur Dietrichson, qui est déjà son client, il tombe sur son épouse, Lola. La jeune femme a tôt fait de séduire Walter, qui ne flaire pas tout de suite le piège. Lola le relance sur les assurances-vie. Elle souhaiterait en faire bénéficier son mari à son insu. Trop sûr de lui pour sentir venir le drame, Walter s’exécute. Lola a tôt fait de le convaincre d’aller plus loin et d’assassiner son mari, afin que tous deux puissent ensuite toucher la confortable prime. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu…
Critique du 21/02/2018
Par Guillemette Odicino (Télérama)
Genre : diamant noir.
Dès son troisième film américain, Billy Wilder signe un chef-d’œuvre du film noir, alors que l’expression « film noir » n’a même pas encore été inventée… Tout y est novateur. La structure narrative est inédite pour l’époque, avec son ouverture sur le monologue de Fred MacMurray qui enregistre sa confession sur son dictaphone. Il a tué pour que Barbara Stanwyck, garce vénale et manipulatrice, touche la prime d’assurance de son mari. Le film sera un long flash-back, le suspense ne reposant plus sur l’identité du coupable, mais sur la fatalité qui s’acharne sur les amants meurtriers. Billy Wilder aimait que son assassin soit un type banal auquel le spectateur pouvait s’identifier. Ce grand cynique montrait ainsi que n’importe qui peut tuer, poussé par le démon de la chair ou par l’appât du gain.
Moment inoubliable : l’excitation quasi sexuelle sur le visage en gros plan de Barbara Stanwyck pendant que Fred MacMurray tue son mari hors champ, sur le siège arrière de la voiture. L’actrice, intelligente, immédiatement séduite par le scénario, avait accepté sans hésiter ce rôle de femme fatale, et, dans le genre, son interprétation reste un modèle. Fred MacMurray, lui, s’inquiéta pour son image et se fit prier. Impressionnant à chaque vision, Assurance sur la mort est considéré par Woody Allen comme « le plus grand film jamais tourné ».
GYM plaisir : le témoignage de Jean-Claude Jaillet
A l’approche de la belle saison, la « gym plaisir » sort en principe du gymnase pour s’activer en forêt où Jean-Claude, notre coach, utilise les éléments naturels pour faire son cours.
Mais pourquoi les élèves de notre « manager » ont -ils donné ce surnom à cette activité ?
Eh oui ce type de gymnastique douce est nécessaire à notre bien-être, car elle participe à l’équilibre du corps et de l’esprit.
N’est-ce pas merveilleux de savoir que l’on peut ainsi volontairement nous maintenir « en forme » et en bonne santé ?
Les scientifiques affirment qu’il existe cinq facteurs qui aident à maintenir un équilibre physique et mental : dont le premier est l’activité physique puis une nourriture équilibrée, une réduction du stress et la recherche du plaisir ! Ainsi que l’harmonie de notre système social.
Vous avez compris maintenant pourquoi cette gym qui ne vise pas la performance mais qui conduit à être bien dans son corps et dans l’esprit dans la bonne humeur, s’appelle « gym plaisir » !
Ouverte à tous les jeunes de moins de 30 ans à 80 ans et plus, chacun fonctionnant à son propre rythme, cette activité se déroule sous différentes formes mais sans se départir des mêmes objectifs : renforcement musculaire, assouplissement, cardio-pulmonaire, psychomotricité, socio-motricité et bien sûr la relaxation finale que tout le monde attend ; un relâchement qui se fait dans un silence à peine troublé par une musique douce
Jean-Claude sait nous motiver, et quand l’effort est un peu plus rigoureux, il nous dit avec humour « c’est pour la photo », ou « pour la vidéo » ! Les exercices se font sérieusement et avec professionnalisme sans ternir l’ambiance ponctuée de bonnes histoires ou blagues.
Sans oublier les bons moments d’échanges, en fin de séance évidemment, pour fêter les anniversaires, avec quelques gourmandises, raisonnablement arrosées, préparées par les élus.
A quand maintenant la prochaine sortie en pleine nature ?
La belle forêt de Compiègne est prête à nous accueillir.
De la part d’un autre Jean-Claude … de 80 ans !
Ciné Clep : Les Moissons du ciel
Mercredi 18 avril 2018 à 20h15
Au Théâtre à Moustaches
1 bis place Saint Jacques Compiègne
Drame
Réalisé par Terrence MALICK (1978)
Avec :
Avec Richard Gere (Bill) , Brooke Adams (Abby) , Linda Manz (Linda)
Synopsis
Ouvrier dans une aciérie, Bill s’enfuit de Chicago, emmenant avec lui sa jeune soeur, Linda, et Abby, sa compagne. Tous trois arrivent au Texas au moment où commencent les moissons. Ils sont embauchés chez un riche propriétaire terrien, Chuck. Celui-ci remarque bientôt la beauté d’Abby, que Bill, pour simplifier les choses, fait passer pour sa soeur. Bientôt, le paysan improvisé apprend que Chuck est condamné par la maladie. Sans aucun état d’âme, il pousse Abby à répondre aux avances de Chuck. Un mariage est bientôt projeté pour sceller leur union. Toutefois, avec le temps, Abby finit par s’attacher à cette étrange personnalité, au grand désespoir de Bill…
Critique
Par Louis Guichard (Télérama)
Le deuxième film de Terrence Malick est l’une de ces oeuvres qui semblent restituer le nuancier intégral des sentiments humains. C’est une histoire de conquête et de chute, d’amour et d’abjection, de jeunesse et de mort. Pourquoi Richard Gere, ouvrier sans toit, flanqué d’une petite soeur encore enfant, fait-il passer son amante pour son autre soeur, lorsqu’il se fait engager pour les moissons, l’été 1916, à la ferme texane de Sam Shepard ? De ce mensonge naïf découlent catastrophes intimes et dérèglements cosmiques. Un mélodrame des champs au goût d’apocalypse. Une mythologie incandescente de l’Ouest. Une allégorie du bonheur impossible.
Les paysages des confins, les images impromptues de végétaux ou d’animaux renvoient les personnages au dérisoire de leurs tourments. Mais Les Moissons du ciel confirment aussi Malick comme un immense cinéaste des visages. Ceux de Gere et de Shepard, les deux rivaux mimétiques, le rude et le fin, sont filmés comme jamais ils ne l’avaient été ni ne le seront ensuite. Les deux acteurs ne sont pas seulement au sommet de leur éclat juvénile. Chacun à son tour, seuls dans des lumières de paradis perdu à couper le souffle, ils expriment quelque chose de métaphysique. La reddition en douceur des hommes à leur destin violent. A la fois l’instant d’éternité et la fêlure fatale.
Portes ouvertes à l’atelier théâtre
Le 21 février, l’atelier théâtre a ouvert ses portes à un large public qui a pu apprécier le déroulement d’une séance :
échauffement
improvisations sous forme de mimes-clown, mise en scène d’un thème et carré des situations (excitation, colère, tristesse et joie).
Le public est reparti enchanté et les participants très heureux d’un tel succès.
Félicitations …..
Cadet d’eau douce avec Buster Keaton
Ciné CLEP
Mercredi 14 mars 2018 à 20h15
Au Théâtre à Moustache
1 bis Place Saint Jacques – Compiègne
Réalisé par Charles F Reisner (1928)
Avec :
Buster Keaton
Ernest Torrence
Tom Lewis
Synopsis
William Canfield Junior revient de l’université et retrouve son père, William Canfield Senior, le capitaine d’un vieux rafiot, le «Steamboat Bill». Le père prend aussitôt son fils en main et tente d’en faire un vrai marin. Les débuts du jeune homme sont plutôt décourageants. Il est vrai que William Junior a d’autres projets en tête, qu’ignore William Senior. Il est amoureux de Marion, la fille du banquier John James King, également propriétaire d’un somptueux bateau et éternel rival de son père. En effet, les deux marins n’ont de cesse de se disputer le trafic sur le Mississippi. C’est alors que survient un cyclone dévastateur, qui permet à William de démontrer tout son courage…
Bande annonce
Concert du 11 février 2018
Comme le bon vin … les concerts du CLEP s’améliorent d’année en année !!!
Par Philippe Vandamme
Il n’en est pour preuve la qualité du concert donné en l’église des Sablons le dimanche 11 février. On ne pouvait rêver plus bel hommage à Cornélia Schimd que cette magnifique interprétation du «Magnificat» de Vivaldi et du «Dixit Dominus» de Haendel, que Cornélia avait choisis l’année dernière,
C’est avec une grande maestria que YannMolénat a assuré la direction musicale de ce concert. Les choristes ont trouvé «l’équilibre» et le «son». Pari donc réussi pour le nouveau chef de chœur qui, dans des conditions délicates a repris récemment en main la destinée de la Chorale Prélude.
Pari également tenu d’avoir doté cette prestation musicale du soutien d’une formation composée d’instrumentistes de haut niveau Patrick Oliva et Boris Winter au violon, Maialen Loth etTania Lio Faucon-Cohen à l’alto, Patrick Larigot au violoncelle, Alexandre Baile à la contrebasse et Camille Delaforge, au clavecin, réunis dans l’Ensemble Instrumental Micropéra
Autre promesse honorée par le Maestro : associer à l’interprétation de ces deux œuvres un « bouquet » de jeunes brillants solistes que l’on peut considérer comme le fleuron de la jeune génération du chant lyrique français. Nul doute que l’on retrouvera sur les grandes scènes lyriques ces artistes tous très talentueux, à savoir les soprani Armelle Humbert et Cécile Madelin, la basse Guihlem Worms et le ténor Sahy Ratianarinavo, avec un coup de cœur tout particulier du public pour le contre-ténor Paul Figuier considéré par de nombreux mélomanes comme « le nouveau Philippe Jarrousky »
L’alchimie ayant parfaitement fonctionné entre trois entités musicales de très bon niveau, un échelon supplémentaire a encore été gravi sur l’échelle de l’excellence des concerts du CLEP.
Bravo et félicitations à l’orchestre, aux solistes et aux choristes qui viennent de tourner une page de l’histoire clépiste Souhaitons que sous la houlette d’un chef de chœur aussi compétent et enthousiaste que Yann Molénat, la Chorale Prélude écrive vite la suivante…pour le plus grand bonheur des mélomanes compiégnois.
Vera Drake
Ciné CLEP
Mercredi 21 février 2018 à 20h15
Au Théâtre à Moustache
1 bis Place Saint Jacques – Compiègne
Réalisé par Mike Leigh (2004)
Durée 125 mn
Avec :
Imelda Staunton (Vera Drake) , Richard Graham (George) , Eddie Marsan (Reg)
Synopsis
Les années 50 à Londres. La modeste famille des Drake est appréciée dans tout le quartier. L’homme, Stan, est mécanicien dans le garage de son frère. Sid et Ethel, les deux enfants, sont respectivement apprenti tailleur et ouvrière dans une fabrique d’ampoules électriques. Vera, femme de ménage, est connue pour rendre service à tout son entourage. Mais si la gentillesse de la mère de famille est appréciée, c’est une activité bien plus secrète qui lui vaut d’être réputée en ville. Vera aide en effet des femmes à avorter clandestinement, à une époque où cette pratique est considérée comme un crime. Mais un jour, une de ses «patientes» ayant été blessée, Vera est inquiétée par la police et la justice. Elle entame une descente aux enfers..
Critique
Par Pierre Murat (Télérama)
Genre : tragédie ordinaire.
Vera Drake chantonne. Tout le temps. Quand elle cuisine pour son mari et ses deux enfants. Quand elle s’échine à briquer les demeures des grands bourgeois qui la regardent à peine. Si elle ne chantonne pas, Vera fait chauffer des bouilloires. Pour préparer ce thé sans lequel les Anglais ne seraient pas eux-mêmes. Et pour remplir d’eau savonneuse le ventre des femmes. Dans ce Londres misérable du début des années 1950, Vera Drake est une avorteuse. Elle pratique cette activité avec la minutie, la patience, l’humilité d’un artisan, sans demander d’argent. Qu’elle aide ces femmes en détresse ou qu’elle invite à dîner ce voisin effacé qu’elle soupçonne de ne se nourrir que de pain et de saindoux, Vera ne fait qu’obéir à sa raison. Ce n’est pas une sainte laïque, mais un coeur simple à la Flaubert.
Avec elle, Mike Leigh poursuit sa description méticuleuse, presque clinique, d’une comédie humaine peuplée d’êtres frustes et de paumés magnifiques. Lauréat du Lion d’or à Venise 2004, avec le prix d’interprétation pour Imelda Staunton (dont les « dear » qu’elle murmure à tout le monde, même au flic qui l’interroge, ressemblent à des bouées de sauvetage), ce film magnifique est un pamphlet contre l’hypocrisie de sociétés édictant des lois que les pauvres subissent et que les riches déjouent.