Prochain film : le dernier homme
Attention: le ciné-club saison 2016/2017 se déroulera maintenant le mercredi,1ère projection le Mercredi 14 Septembre « Le dernier Homme »
Attention: le ciné-club saison 2016/2017 se déroulera maintenant le mercredi,1ère projection le Mercredi 14 Septembre « Le dernier Homme »
Voici les dates et les films prévus pour le premier semestre 2016 :
Les séances auront lieu comme d’habitude à 19 heures, dans la salle Michèle Le Chatelier de la Bibliothèque Saint-Corneille à Compiègne.

La programmation du Ciné-Clep pour le 2ème semestre 2015 :
Mardi 15 septembre à 19h : L’Adieu aux armes de Frank Borzage
Mardi 13 octobre à 19h : En quatrième vitesse de Robert Aldrich
Mardi 17 novembre à 19h : L’Amour d’une femme de Jean Grémillon
Mardi 15 décembre à 19h : Monty Python : Sacré Graal ! de Terry Gilliam et Terry Jones
La reprise du ciné –club aura lieu le 15 Septembre à 19h avec le film :
(film de Frank Borzage, 1932, d’après le roman d’Ernest Hemingway, avec Gary Cooper, Helen Hayes, Adolphe Menjou)
Le lieutenant Henry, Américain engagé auprès de l’armée italienne contre l’Autriche pendant la Première Guerre Mondiale, tombe amoureux d’une infirmière qui ne lui dit pas qu’elle est enceinte et va donc être renvoyée de son service. Son ami et supérieur italien l’empêche de recevoir le courrier de sa bien-aimée, ce qui le pousse à déserter…
La projection de IDA au ciné clep du 18 Novembre 2014.
Une salle comble, environ une centaine de passionnés pour ce film de Pawel Pawlikowski en noir et blanc, de 2013 (un des meilleurs de cette année -là), rythmé par le saxo de Coltrane et bercé par un choral de Bach. Ce film présenté par Catherine Raucy a retenu toute l’attention des cinéphiles fidèles à ce rendez -vous mensuel.
Didier Clatot
Le 10 juin dernier, le Ciné-Clep programmait L’Éclipse de Michelangelo Antonioni (Italie, 1962).
Après avoir assisté à une éclipse totale de soleil, Antonioni se dit que les sentiments humains doivent, eux aussi, être sujets à de pareilles « éclipses », particulièrement dans nos sociétés modernes, où se côtoient et s’opposent émotions ancestrales et impitoyables rapports d’argent (la vision des séances de la Bourse, proposée par ce film, est saisissante).
C’est donc, quelques années avant 1968, à une peinture de la société de consommation, dans une Italie alors en plein boom économique, que se livre ici le cinéaste. Il le fait à travers une étrange poésie urbaine, où les objets ont presque autant d’importance que les personnages, où les temps morts ou suspendus l’emportent sur les moments où « il se passe quelque chose », où fragmentation et discontinuité sont préférées à la linéarité du récit classique.
Ces partis pris formels se radicaliseront dans la célèbre séquence finale, où Antonioni n’hésitera pas à nous montrer, à la tombée du jour, non plus les personnages que nous avons suivis pendant tout le film (incarnés par Monica Vitti et Alain Delon), mais, puisque décidément toute relation durable entre eux est impossible, leur absence (leur éclipse), dans une atmosphère d’apocalypse froide.
Claude Hodin