Ciné CLEP : Le Roman d’un Tricheur
Mercredi 10 mai 2017
à 20h15
au Théâtre a Moustaches
1bis Place St Jacques
Compiègne
Entrée 4€
Réalisé par Sacha Guitry (1936)
Synopsis
Critique
Par Jacques Siclier (Télérama)

Entrée 4€
Par Jacques Siclier (Télérama)
Entrée 4€
Durée 120 mn
Nationalité : japonais
Avec Masaharu Fukuyama (Ryota Nonomiya) , Machiko Ono (Midori Nonomiya) , Yôko Maki (Yukari Saiki)
Ryota Nonomiya, un brillant architecte, bourreau de travail, tient absolument à ce que son jeune fils de 6 ans, Keita, apprenne le piano, la compétition, la dureté de la vie, et intègre la meilleure école privée de la ville. Il laisse à son épouse, Midori, le soin quotidien de l’enfant. Leur univers est ébranlé lorsque l’administration de la maternité où Keita est né leur apprend qu’il y a eu échange d’enfants à la naissance. Ils rencontrent leur fils biologique, Ryusei, et ses parents, des gens simples et aimants, qui déplaisent à Ryota. Les deux familles doivent faire face à un choix impossible. Ryota croit, lui, dur comme fer, à la voix du sang…
Par Samuel Douhaire (Télérama)
Genre : naissance d’un père.
Deux bébés ont été intervertis à la maternité. Les familles, l’une riche et un peu coincée, l’autre modeste et bohème, l’apprennent six ans après… De ce postulat, Etienne Chatiliez avait tiré une comédie satirique bon enfant, La vie est un long fleuve tranquille. Le Japonais Hirokazu Kore-eda chronique, lui, les conséquences psychologiques d’une telle révélation avec une grande douceur. Y compris dans les scènes de conflit et de séparation.
L’auteur de Nobody knows reste un grand cinéaste de l’enfance, toujours habile à montrer l’incompréhension douloureuse sur le visage de ses jeunes comédiens. Mais ce que le film raconte avant tout, c’est la naissance d’un père. Ryota, architecte surbooké, pousse son jeune fils à l’excellence. Quand il apprend que le petit Keita n’est pas son enfant biologique, il semble presque soulagé : un bambin aussi doux ne pouvait être de son sang… Mais il se révèle tout aussi démuni face à la chair de sa chair : ce gosse effronté, mécontent de devoir changer de papa, résiste sans trembler aux exigences de son géniteur. Avec sensibilité, Kore-eda rappelle que le sentiment de paternité relève moins de l’inné que de l’acquis. Au contact de l’autre famille, Ryota l’égoïste découvre une autre manière de vivre avec son enfant : plus désordonnée, mais plus à l’écoute. On ne devient pas père tout seul, telle pourrait être la morale de cette fable délicate.

au Théâtre à Moustaches
1bis Place Saint-Jacques – Compiègne
Comédie dramatique
Avec Laetitia Dosch (Laetitia), Maxime Schneider, Aurélien Bellanger .
Lætitia, journaliste de télévision, doit couvrir la journée présidentielle du 6 mai 2012 dans la rue de Solférino, siège du Parti socialiste, où sont rassemblés en masse les militants. Pour garder ses deux filles, elle recourt aux services d’une baby-sitter. C’est alors qu’elle reçoit un coup de téléphone de son ancien compagnon, Vincent, qui exige d’exercer son droit de visite sans délai. Mais Vincent est un violent, et Lætitia ne veut pas qu’il approche les enfants. La jeune femme jongle ainsi entre son travail et ses problèmes familiaux, tentant d’assurer les directs tout en protégeant ses filles. Les événements finissent par s’emmêler…
Critique
Des cris d’enfants, persistants. Dans ce brouhaha infernal, une femme s’agite. Lætitia tente de calmer ses filles, répond au téléphone à son ex-compagnon — Vincent, un allumé, tout juste sorti de l’hôpital psychiatrique, qui veut absolument voir les enfants. Elle donne des consignes au baby-sitter, vide sa garde-robe avant de trouver une tenue convenable. Retard, gros stress : elle est journaliste télé et s’apprête à couvrir rue de Solférino le deuxième tour de l’élection présidentielle, en ce 6 mai 2012.
Tension, excitation, hystérie, exultation : c’est un cinéma exacerbé et risqué, blackboulant tout formatage, que nous livre la réalisatrice Justine Triet, nouvelle venue issue des Beaux-Arts. Nous voilà plongés dans une sorte de chaudron humain où bouillonnent et s’agrègent fiction et réalité documentaire. On retrouve vite Lætitia, micro en main, au milieu de la foule massée devant le siège du parti socialiste. Elle livre ses infos en direct, tout en continuant à gérer tant bien que mal ses problèmes avec son ex.
Dans cette bataille effrénée, tout autant collective que conjugale, politique qu’individuelle, difficile de séparer nettement ce qui est « sensé » de ce qui est « anormal » — « c’est fou » est d’ailleurs une expression répétée plusieurs fois. Le père a l’air un peu dingue, mais il surprend aussi par son pragmatisme, sa capacité à défendre ses droits de père. Tandis que Laetitia, incapable d’anticiper, fait parfois le contraire de ce qu’elle préconise. La politique là-dedans ? Guère plus rassurante, tant elle est réduite à des question d’image, de spectacle, de rituels absurdes.
C’est à la fois vivant et mordant. Plein de discorde, de hargne et d’amour bizarrement exprimé. Le film offre un reflet assez juste de notre époque agressive et anxiogène, où chacun est en permanence au bord du pétage de plombs. Avec, heureusement — c’est sa part optimiste sans être béate —, des moments de cessez-le-feu joyeux, à défaut de paix sûre.

En version originale sous-titrée en français
Entrée 4€
Avec : Claudette Colbert (Lana Martin) et Henry Fonda (Gilbert Martin)
Ce film est à la limite du genre, puisqu’il se déroule en 1776, en pleine guerre d’Indépendance. Cependant, on y retrouve des thèmes chers au western avec la notion de Frontière et la conquête des territoires de l’Ouest par les colons et leur lutte contre les Indiens. Ces colons sont harcelés par des indiens Mohawks qui servent sous les ordres des soldats anglais commandés par un John Carradine en méchant pitoresque, portant une cape noire et un bandeau à l’oeil.
Ce film est le premier de John Ford dans lequel il utilisa la couleur. Le maître préférait l’utilisation du noir et blanc, mais il a su dès le début utiliser magistralement le Technicolor pour renforcer la beauté de ses films. A cet égard, la poursuite finale entre Henry Fonda et un groupe d’Indiens est vraiment sublime et mérite largement le détour. Avec cette scène, s’annonce les futurs autres grandes scènes où les personnages évoluent dans un décors grandiose (le plus souvent Monument Valley) et qui seront la marque de fabrique du réalisateur dans la construction de cet Ouest légendaire.
Ford retrace ici la naissance de la nation américaine, basée sur le courage et l’esprit de communauté. Pas de grand voyage dans ce film, l’action se déroulant dans une petite vallée, entre les habitations des colons et le fort où tous les personnages se retrouveront réunis à la fin, lors du siège par les Indiens.
Un film vraiment magnifique.


Avec Simone Simon, Kent Smith, Tom Conway, Jane Randolph, Jack Holt
Irena Dubrovna, une styliste serbe, est persuadée d’être la descendante d’un clan de personnes pouvant prendre l’apparence d’une panthère. Malgré ses dires, l’ingénieur naval, Oliver Reed l’épouse mais Irena refuse de consommer le mariage de peur que ses fortes émotions influent sur la malédiction. Oliver s’éloigne de plus en plus d’elle et Irena devient alors de plus en plus dangereuse.
Entrée 4€
Mercredi 14 décembre 2016à 19h
Bibliothèque St Corneille
Un film de Clint Eastwood (2008)

Mercredi 23 novembre 2016
à 19h
Bibliothèque Saint Corneille
20 000 Lieues sous les Mers
Un film de Richard Fleischer
Entrée libre
Attention: le ciné-club saison 2016/2017 se déroulera maintenant le mercredi,1ère projection le Mercredi 14 Septembre « Le dernier Homme »
Voici les dates et les films prévus pour le premier semestre 2016 :
Les séances auront lieu comme d’habitude à 19 heures, dans la salle Michèle Le Chatelier de la Bibliothèque Saint-Corneille à Compiègne.

La programmation du Ciné-Clep pour le 2ème semestre 2015 :
Mardi 15 septembre à 19h : L’Adieu aux armes de Frank Borzage
Mardi 13 octobre à 19h : En quatrième vitesse de Robert Aldrich
Mardi 17 novembre à 19h : L’Amour d’une femme de Jean Grémillon
Mardi 15 décembre à 19h : Monty Python : Sacré Graal ! de Terry Gilliam et Terry Jones